Les conséquences environnementales
- Vache
Selon la FAO, l’élevage correspond à 18 % des émissions de GES en équivalent CO2 et constitue donc le premier émetteur au niveau mondial, avant le transport. Mais l’élevage a bien d’autres conséquences, comme l’accaparement de terres pour la production de culture fourragères, la déforestation, l’érosion de la biodiversité ou encore la pollution de l’eau.
Selon ce rapport, le pâturage utilise 26 % de la surface émergée de la terre et le fourrage monopolise un tiers des terres arables . Une conséquence directe de l’accès à ces surfaces agricoles est la déforestation.
La production de fourrage est également très gourmande en eau (8 % des utilisations mondiales). Elle est à l’origine du déversement de pesticides , engrais et autres produits chimiques dans le sol. Ceux-ci rejoignent les eaux superficielles ou profondes pour atteindre le consommateur en bout de chaîne.
Par ailleurs, l’élevage intensif participe fortement à la pollution des eaux par les déjections très importantes et les traitements médicamenteux, pour lutter contre les maladies qui augmentent avec le nombre d’animaux. Les antibiotiques sont souvent utilisés de manière préventive, bien que ce soit interdit. Et s’ils ne sont pas automatiques pour l’Homme, pourquoi le seraient-ils pour l’animal ? Il en effet prouvé que l’utilisation à outrance de ce type de traitement favorise le développement de bactéries résistantes, ce qui rend leur élimination plus délicate.
L’effet boeuf, C’est tout vert
Les conséquences sur la santé
La viande a des conséquences sur notre santé, lorsqu’elle est consommée en excès. Elle est une cause "convaincante" ou "probable" d’apparition de certaines cancers selon le fond mondial de recherche contre le cancer (FRMC). Elle augmente également les risques de maladies cardio-vasculaires, d’hypercholestérolémie, d’obésité, de diabète de type 2 et d’hypertension. Le FMRC recommande de limiter sa consommation de viande rouge à 500 g par semaine. Or nous en consommons 2,5 fois trop, soit 96 kg par an et par personne en France, 1er pays consommateur en Europe.
Comment apporter à notre organisme les protéines dont il a besoin ?
Une alimentation équilibrée est composée à 15% de protéines, qui peuvent être animales ou végétales. Pour être correctement assimilées par notre organisme, ces dernières doivent être associées à une céréale. Riz/lentilles, maïs/haricots rouges ou encore couscous/pois chiches. Nous avons besoin de 50 à 70 g de protéines par jour.
Petit récapitulatif pour mieux évaluer ses sources de protéines :
| Pour 100 grammes de ... | Vous aurez … grammes de protéines |
| Soja |
35 |
| Fromage affiné |
20 à 30 |
| Légumes secs |
18 à 25 |
| Viande, poisson |
17 à 22 |
| Amandes, noix noisettes |
16 à 21 |
| Quinoa, amarante |
15 à 20 |
| Blé, seigne, orge, avoine, sarrasin |
14 |
| Oeuf |
12 |
| Fromage blanc |
13 |
| Riz |
8 |
| Lait de vache |
3,3 |
Et le poisson dans tout ça ?
Le poisson constitue une grande source de protéines, de vitamines et de minéraux et est souvent recommandé en tant qu’aliment sain.
Côté impacts environnementaux, Greenpeace a rédigé un guide afin de mieux renseigner les consommateurs. Le poisson, comme les fruits et légumes, se consomme en saison (c’est-à-dire en dehors de sa période de reproduction). Le réseau océan mondial nous guide dans nos achats suivant les saisons par le site Internet ludique de Mr Good Fish.
Pour aller plus loin
Sites Internet
- www.viande.info : site coordonné par L214, association fondée par des militants végétariens pour la protection des animaux
Publications
- Articles sur les besoins en protéines, Lettres Alimentation Nutrition n° 19 de novembre et décembre 2008, l’ANIA (Association nationale des industies alimentaires)
Vidéo
- Le steak, les apprentis z’écolos, Terra Eco